À travers ce dialogue entre deux figures majeures de la scène contemporaine, la galerie met en lumière les résonances qui existent entre les recherches plastiques de Najia Mehadji et de Yamou, unies par une même attention aux énergies vitales qui traversent la nature et au lien intime qui relie les formes organiques à une dimension cosmique. Ensemble, leurs œuvres invitent à explorer les dynamiques du vivant, où l'infiniment petit dialogue avec l'infiniment grand.
Dans le texte du catalogue, le commissaire de l’exposition Olivier Rachet éclaire ce rapprochement en ces termes : « Que l’art ne reproduise pas le visible de façon littérale, mais rende visible le souffle cosmique de l’univers, l’impalpable présence de l’infini dans chaque portion de réalité qu’il nous est donnée d’observer, chaque calligraphe, sculpteur, architecte ou tisserand le sait intimement aussi bien que quelque artiste avant-gardiste que ce fût. C’est dans la lignée de cette abstraction moderniste qu’il convient de situer le travail de Najia Mehadji et de Yamou, ayant dans leur parcours respectif, rencontré le motif de l’arabesque […]. Tradition ornementale dont les deux artistes s’emparent alors en la transformant moins en motif qu’en un élément vivant. »
